LA REUNION – 11 Avril – 25 Avril 2009

Samedi 11 avril : le départ

Ca y est, 17h l’heure du rdv avec Papa qui nous amène à Orly Ouest pour le grand départ. Nous devons y être 3h avant, le décollage est prévu à 21h. Nous serons larges, puisque nous arrivons à l’aéroport à 17h40. Nous nous rendons à l’enregistrement directement, malheureusement nous apprenons que l’avion est plein et que nous ne pouvons être tous les 4 à côté ! (vous auriez du faire votre réservation de sièges sur internet…encore fallait-il le savoir…). Bref nous enregistrons les valises et avons près de « h devant nous à occuper. Nous passons la porte 31, et dans la salle d’attente Philippe et Jérémy trouve une playstation3 de libre, super, cela va les occuper pendant 1 bonne heure ! Nous embarquons vers 20h20 : Philippe arrive à changer de place pour être proche de Daphné et moi, Jérémy sera 2 rangs devant. La personne à côté de nous n’ayant pas voulu changer pour cause de hublot... (c’est sur la nuit c’est plus sympa d’être à côté du hublot ;-) ). Le repas arrivera assez tard (23h !), nous regardons chacun un film sur les petits écrans devant nous (c’est sympa ca, jeux, films, …a volonté). L anuit se passera plus ou moins facilement : Daphné arrive à dormir, pour les autres c’est un peu plus chaotique. Dimanche 12 avril : arrivée sur l’île Le petit déjeuner est servi vers 7h45. Brioche, pain, beurre, confiture, compote et Actimel… 8h50 : ‘Mesdames et messieurs, nous venons d’atterrir à l’aéroport de Saint Denis de la Réunion, la température extérieure est de 26°, le temps est beau’…yessss ! Un petit passage par la douane ou il faut de nouveau présenter nos passeports, et nous récupérons les valises assez vite finalement. Direction ITC, notre loueur de voiture : nous héritons d’une Mégane grise, très chouette, comparée à notre dernière location… (cf. ile Maurice, voiture toute pourrie..). Les 4 valises tiennent dans le coffre, impeccable. Il fait très lourd dehors, nous enlevons donc notre jean et nos chaussures pour échanger avec un short et des sandales, quel bonheur, cela fait du bien ! Notre premier logement est à Saint Benoit, mais il est un peu tôt pour s’y rendre, nous n’avons rdv que vers 16h. Nous partons donc en direction de la mer, vers l’est de l’île. Nous passons Sainte Suzanne, puis saint André, puis Bras-Panon. Nous apercevons un Carrefour, ou nous nous arrêtons pour acheter à boire et à manger. Quelques sandwiches et samossas, puis un peu d’eau et de Coca. Nous ne pensons pas à prendre à manger pour les prochains jours…malheur… Nous allons ensuite vers le bord de mer pour manger. Nous nous dirigeons ensuite vers Sainte Anne, visite de l’église, assez belle de l’extérieur, moins de l’intérieur. Puis nous allons vers le Bassin Bleu : belle retenue d’eau douce près de Sainte Anne, où les enfants se baignent. Les pieds dans l’eau, cela fait du bien ! Vers 15h nous prenons la direction de notre gite qui n’est pas très loin. Après un petit détour nous trouvons finalement le bon chemin : une petite route un peu chaotique…qui nous mène jusqu’à l’Orangeraie. Nous sommes accueillis par la propriétaire et son fils, qui nous amène à notre gite, situé à 100m de chez eux. Maison assez simple, mais agréable : une chambre pour les enfants, une pour nous, une cuisine et une salle d’eau. Un grand jardin avec des goyaviers que nous nous empressons d’aller gouter : très bon ! (tout petit, genre une grosse cerise, je suis surprise, je voyais cela plus gros). N’ayant rien comme provision, nous nous laissons inviter à la table d’hôtes de la propriétaire, cela nous arrange bien. Je repars avec Philippe à pieds, juste au premier carrefour qui se situe à 700m du gite, nous avions repérés un petit marchand de fruits : nous y prendrons des mini ananas, fruits de la passion et tomate d’arbuste (pour l’apéro ou à cuire nous dit-elle). Nous les prendrons pour l’apéro avec les enfants : ce n’est pas mauvais, mais un peu spécial… A la table d’hôte, vers 19h30, nous y retrouverons 7 belges, 3 qui habitent à Saint Denis et qui sont venus retrouver 4 de leurs amis qui sont sur l’ile depuis une semaine. Ponch coco, gratins de chouchous, poulet à la Créole et mousse au chocolat ou crème caramel. Nous avons bien mangés ! Nous retournons ensuite à notre gite dans le noir complet ! Philippe a sa frontale, mais nous ne sommes vraiment pas rassurés…le moindre bruit effraie les enfants…et maman… Nous nous couchons vers 22h, assez fatigués finalement.

Lundi 13 avril : Grand Etang / Bassin la Paix

Aujourd’hui nous envisageons le Grand Etang et l’après-midi au bassin de La Paix. Départ vers 10h (il faut se roder…et nous avions eu une nuit un peu dure précédemment..). Nous passons tout d’abord devant Leclerc faire quelques courses, mais malheureusement c’est fermé, nous sommes le lundi de Pâques et rien ne semble ouvert. Nous nous arrêtons dans une mini épicerie ou nous ressortirons juste avec 2 paquets de chips tellement c’est cher (mais bon faut bien prendre quelque chose au cas où on ne trouve rien d’autre). Finalement une boulangerie un peu plus loin fera notre affaire : 4 quiches et desserts pour ce midi, 4 parts de pizzas pour ce soir, soyons prévoyants… Ce n’est pas très local tout ca mais pour l’instant c’est tout ce qu’on a trouvé ! On se rattrapera plus tard ! Direction donc le Grand étang. Après une traversée de champs de canne à sucre, nous arrivons au parking. Nous mettons nos chaussures de rando (cela faisait longtemps !), et c’est parti. Il fait très lourd, cela grimpe un peu au départ, mais devient vite plat ensuite. Nous retrouvons nos amies les grenouilles (nous avions un bon souvenir d’il y a 7 ans, ou des centaines de grenouilles se trouvaient au bord de cet étang, des minuscules grenouilles). Cette fois beaucoup moins de grenouilles sont présentes, mais on arrive quand même à en voir. Au fond de l’étang nous apercevons 1, puis 2 puis finalement 5 ou 6 cascades assez hautes mais assez étroites. C’est le point final de notre ballade. Nous croisons quelques personnes mais c’est assez calme. Finalement au bout de 3/4h de marche nous arrivons sur une inondation…le chemin n’est plus praticable…nous ne pouvons que faire demi tour à notre plus grande déception…des réunionnais arrivent dernière nous et sont assez déçus aussi. Nous apercevons le chemin qui reprend quelques 50m plus loin, mais cela semble profond entre les 2 bouts de chemin, et pas très engageant. Dommage ! Nous retournons donc à la voiture, et nous dirigeons plus tôt que prévu vers le bassin de la paix. Ce bassin est tout proche de la route, et un autre bassin (Bassin de la mer) se trouve non loin de là : nous prenons le chemin en direction de ce 2ième bassin. Cela monte pas mal, et le taux d’humidité est grand : nous sommes déjà trempés au bout d’à peine ¼h de marche. Nous traversons tout d’abord des champs de canne à sucre, puis une forêt. J’aperçois (avec mon œil de lynx !) un caméléon sur une branche d’arbre. Nous prenons quelques photos. Après 40min de marche nous apercevons le bassin, il faut emprunter un genre d’escalier pour y descendre. Quelques personnes sont déjà là à pique-niquer. Nous nous installons sur les rochers et prenons notre quiche…Jérémy, Daphné et maman se baignent, papa trouve l’eau trop froide…Nous faisons quelques sauts depuis les rochers, sympa ! Nous resterons jusqu'à 15h30 environ, puis repartons cette fois vers le bassin de la Paix, juste à côté de la voiture. Revenus au parking, il suffit de descendre 182 marches pour y arriver. La cascade qui se jette dans le bassin est assez large mais pas très haute, assez joli coin. Le ciel s’est couvert, du coup personne n’a vraiment envie de se baigner. Nous restons un petit moment. Vers 16h30-17h, nous repartons et rentrons à la maison. Ce soir, à défaut d’avoir trouvé des magasins ouverts, nous mangerons nos pizzas (qui sont restées toute la journée dans la voiture, miam !), demain promis nous passons à Leclerc et direction les salades et les fruits !!! En nous couchant nous avons la bonne surprise de croiser une souris…ca refroidit Daphné !!!

Mardi 14 avril : Les sources de Manouilh au cirque de Salazie

Nous partons vers 8h15 ce matin, bien matinaux. Nous passons à ‘Jumbo star’ pour acheter de quoi manger, salade et taboulé et quelques fruits pour le dessert. Puis direction le cirque de Salazie. Le temps est superbe ce matin, grand soleil et quasiment pas de nuage. Une vingtaine de kilomètres à effectuer afin de rejoindre la ville de Hell Bourg, notre point de départ. Nous entrons dans le cirque et les paysages sont somptueux : de nombreuses cascades, même quelques unes qui se déversent directement sur la route. C’est très verdoyant… Nous arrivons à Hell bourg vers 10h30, le temps de mettre nos chaussures de randos et de se partager les charges, nous partons vers notre randonnée vers 10h50. Elle est annoncée pour 4h de marche et niveau facile (!!). Nous prenons rapidement de la hauteur, et le sentier est vraiment très très raide, et de plus en plein soleil. Niveau facile, disait le guide !!! Incroyable. Avec la chaleur et l’humidité, en à peine 20min nous sommes trempés…je crois que nous n’avons jamais transpiré comme cela en si peu de temps…c’est hallucinant ! Cela va durer près de 45min de montée raide, en plein soleil…c’est crevant, les enfants n’en peuvent vraiment plus…Nous rejoignons enfin la ‘forêt plate’ : il est temps ! C’est une forêt de cryptomerias, de superbes arbres aux troncs rougeâtres, qui mettent une ambiance particulière…des tas de racines jonchent le sol, on dirait des centaines de serpents tout au milieu du chemin. Un belvédère nous attend pour faire la pause ‘banane’, après cette rude montée c’est bien mérité ! Nous sommes trempés, les 10 min de pause ne suffiront pas à faire sécher nos t-shirts…Nous repartons ensuite dans la forêt. C’est alors que Daphné choisit son moment pour glisser et se taper fort sur le poignet ! des hurlements dans la forêt ! On lui met un bandage (trousse de secours dans notre sac bien sur ;-) ), et c’est reparti…Le temps se couvre franchement, nous avons moins chaud, mais l’atmosphère reste bien humide. Après une bonne partie assez plate nous entamons une montée vers la source de Manouilh. Cela monte assez raide parmi les racines, cela glisse pas mal, car il commence à pleuvoir maintenant. La source ne semble plus très loin d’après la carte…arrivés en haut de cette montée, nous avons une descente puis une montée puis une descente…ca n’en finit pas…il pleut de plus en plus et on n’en peut plus…Nous entendons une cascade un peu plus loin et pensons qu’il s’agit de la source. Philippe et moi continuons un petit peu pour apercevoir effectivement le bassin et la cascade qui aurait été un super coin pour y manger…mais malheureusement sous la pluie cela ne donne pas grand-chose…nous repartons donc direction la forêt en remontant et descendant tout ce que nous venons de faire. Nous rentrons de nouveau dans la forêt et prenons la suite de la boucle : un kiosque est signalé un peu plus loin sur la carte, nous attendons d’y arriver pour s’arrêter manger. Il est plus de 14h30 lorsque nous posons enfin nos sacs sur un banc. Nous sommes abrités et allons pouvoir manger notre petite salade ! Nous enlevons nos t-shirts, trempés trempés ! (il sera d’ailleurs difficiles de les remettre !!). Nous repartons ensuite pour rejoindre Hell bourg. La descente de ce coté est aussi raide que la montée que nous avons faite sur la première partie de la boucle : le terrain est glissant, et Daphné en profite pour retomber sur son poignet… Arrivés en ville nous traversons des anciens thermes, puis nous devons traverser un torrent : nous enlevons nos chaussures…il ne manquait plus que ca pour pimenter un peu cette ballade ;-) Nous rejoignons enfin la voiture après près de 5h30 de ballade…crevés…trempés…mais finalement assez contents ! La parte de forêt nous laisse un bon souvenir, juste un regret pour la pluie qui nous a empêché de profiter de la cascade au moment de notre piquenique. Petit arrêt au voile de la mariée : succession de cascades, juste à côté de Hell Bourg, puis retour à la maison vers 18h30, après un plein chez Leclerc (il était temps au bout de 3 jours…). Ce soir riz et charcuterie, c’est pas très local, mais cela nous satisfait bien. De beaux ananas pour le dessert, sans oublier un petit rosé pour commencer ;-)) Ha j’ai oublié, la souris vient de repasser pendant la rédaction de ce document…Tout à coup Jérémy nous dit ‘Oh la souris’…j’ai sauté debout, Daphné s’est précipité sur sa chaise, la souris a crié…bref je ne sais pas qui a eu le plus peur mais c’était assez comique après coup…

Mercredi 15 avril : L’anse des cascades

Nous partons vers 8h30 de la maison direction Sainte Rose, nous souhaitons faire la ballade de l’anse des cascades aujourd’hui. Il fait beau et chaud déjà. Petit arrêt à la boulangerie pour prendre du pain et accompagner notre fromage du midi. Le temps se couvre malgré tout très vite puisque passé Sainte Anne, les premières gouttes apparaissent…Nous faisons un arrêt au pont suspendu : ouvrage de 1884 qui permettait le franchissement de la rivière de l’est jusqu’en 1979, remplacé alors par une route. Aujourd’hui seuls les piétons peuvent y aller. Nous marchons un peu dessus, quelques gouttes de pluie nous accompagnent ! Nous gagnons ensuite piton Sainte Rose, qui est le départ de notre ballade. Nous nous garons à l’église Notre Dame des laves : c’est l’église la plus célèbre de la Réunion, en 1977 une coulée de lave a encerclé l’église, une langue de magma s’est introduite dans l’église, mais comme par miracle celle-ci est restée debout. Nous chaussons nos chaussures de randonnées et c’est parti pour une ballade annoncé pour 3h30 le long du littoral. Nous commençons par marcher sur la fameuse coulée de lave de 1977. Les plantes vertes ont repris le dessus, et le contraste de couleur avec la lave noire est superbe ! Nous apercevons même un caméléon vert qui ressort bien sur cette pierre noire : il est très chouette ! Petit tour sur la plage de pierres avant de partir sur la randonnée. Les vagues se brisent sur les falaises noires. Il fait maintenant très chaud, mais heureusement il y a du vent, car la randonnée possède de belles montées et descentes : nous transpirons à nouveau beaucoup comme hier. Cette portion de sentier se situe le plus souvent en amont de la falaise, et elle est marquée par de nombreuses montées et descentes. Tout au long du parcours nous avons la vue sur l’océan. Ce n’est pas facile et nous avons très vite besoin de beaucoup d’eau pour tenir ! Petite pause banane au bout d’1h. Nous ne croiserons que 2/3 personnes sur l’aller... Vers 12h15 nous arrivons à l’anse des cascades : l’eau se brise sur les galets noirs de la plage, et la falaise comprend plusieurs cascades à la suite, le site est très sympa, plusieurs personnes pique niquent par ici (le lieu est accessible directement en voiture). Nous trouvons à notre tour une table et nous installons pour manger. Cela fait du bien de s’arrêter au frais un moment. Le retour se fait par le même chemin : cela ne va à nouveau pas être facile, car le chemin comprend beaucoup de montées et descentes finalement, je ne sais pas dans quel sens il est le plus dur, sans doute l’aller quand même... Il fait très chaud, et le vent de l’aller n’est plus présent, c’est dur ! Les réserves de boisson se font rares…finalement vers 15h nous arrivons au bout de notre ballade ! 5h de randos arrêt piquenique compris, belle ballade encore aujourd’hui, bien crevant mais très sympathique et très chouette. Il fait toujours très beau, et décidons donc d’aller se baigner au bassin bleu : bassin d’eau douce près de Sainte Anne où nous sommes allés le premier jour. L’eau y est transparente, un peu fraîche pour y entrer mais très agréable ensuite. Quelques ‘locaux’ s’y baignent (nous sommes mercredi). Il y a de gros rochers depuis lesquels Jérémy se régale ! Nous resterons là jusqu’à ce que le soleil disparaisse du site. Cela fait du bien cette baignade, tout le monde a pu sauter et se faire plaisir. Retour à la maison pour rédiger mon petit compte rendu, lecture, apéro, diner et dodo... Demain nous partons vers un nouveau logement, vers Saint Pierre dans le sud de l’île.

Jeudi 16 avril : route du sud est vers Petite île

Aujourd’hui nous partons vers notre 2ième logement qui est situé dans le sud de l’ile, à petite île, près de Saint Joseph. Nous y allons par la côte est de l’ile et le sud sauvage comme il le nomme. Nous repassons en voiture devant l’anse des cascades, et continuons direction le grand brulé. A partir de là se succèdent les différentes coulées de lave du piton de la fournaise : des années 1976 à 2007, elles y sont toutes. La plus impressionnante est bien sur celle de 2007, puisqu’elle est encore fumante et brulante : c’est vraiment impressionnant. Par certains endroits nous ne pouvons rester tellement les courants sont chauds (d’ailleurs tous n’est pas accessible, des barrières ferment les passages les plus dangereux, surement friables et chauds !). Les plus grandes coulées de lave se traduisent souvent par des coulées qui finissent souvent au delà de la nationale, parfois dans l’océan. A chaque fois le tracé de la route change. Nous bravons un peu les interdits, puisque nous ne pouvons nous empêcher de marcher sur la coulée encore chaude. C’est une sensation étrange mais tellement surprenante. La fumée nous entoure, il fait chaud, c’est vraiment chouette. Les enfants essayent de prendre des pierres en souvenir, mais certains ne peuvent être gardés dans la main tellement ils sont chauds ! Nous repartons ensuite vers Saint Philippe, avec quelques regrets, car ce lieu est vraiment ‘magique’, une impression un peu d’être sur une autre planète presque… Après avoir passé Saint Philippe, nous nous arrêtons au souffleur d’Arbonne : des falaises ou les vagues se fracassent et se soulèvent en hauteur. Jérémy fait son n préféré, à savoir défie les vagues et court au dernier moment pour ne pas se faire arroser…cette histoire finit toujours mal…Jérémy se fait bien saucer !!! il est trempé, c’est pris une énorme vaguer sur la tête !!! Heureusement les valises sont dans le coffre et il peut se changer de la tête aux pieds ! Nous allons ensuite vers le Cap Méchant : la force des vagues y est saisissante, elles déferlent sur de longues avancées de roches sombres. Le contraste entre le blanc de l’écume et le noir des roches est superbe ! On sent les embruns sur les visages, c’est magnifique comme endroit. Ensuite, direction la rivière de Langevin (4km à l’est de Saint Joseph). Nous nous arrêtons alors sur un snack le long de la rivière, et mangeons locale : rougail saucisses pour les parents et poulets frits pour les enfants, le tout accompagnés de riz et sauce avec des haricots. Nous nous régalons ! Nous continuons cette route, direction la cascade : la route devient assez raide, et un passage s’annonce difficile d’après le guide ! « la voiture ne monte qu’uen première » : et à il se met a tomber des trombes d’eau, nous arrivons sur le fameux passage délicat, effectivement….nous arrivons a nous bloquer dans la montée, les pneus patinent, impossible d’avancer plus loin, impossible de reculer on voit rien…je panique, moi qui ai horreur des montées raides en voiture, je ne suis pas bien du tout….2 voitures arrivent par derrière, la panique…Finalement Philippe arrive à se mettre un peu sur le côté pour les laisser passer. L’une d’elle nous klaxonne !!! Je l’aurais bien étranglé !!!! Bien, on reste zen, reprend un peu d’élan et cette fois nous arrivons à franchir la côte non sans mal ! Je suis soulagée….un peu plus loin la fameuse cascade : c’est vrai que cela valait le coup ! Elle est magnifique, et nous l’avions déjà vu il y a 7 ans, nous nous rappelons maintenant (par contre la route devait être sèche car aucun mauvais souvenir du fameux passage raide…). Nous attendons un peu que la pluie se calme pour aller prendre quelques photos. Il est maintenant l’heure de rejoindre notre chambre d’hôtes sur Petit Ile : nous atteignons la maison vers 15h30. La maison est superbe, très belle vue sur la mer et la piscine pour la chambre des parents, grande chambre avec salle de bain et toilettes. Même chambre pour les enfants mais qui donne de l’autre cote de la maison. Nous sortons nos valises, et plongeons directement dans la piscine qui est sur une jolie terrasse de bois. Après une bonne baignade et une bonne douche, nous voici prêts à repartir faire un tour, il est 17h environ. Nous descendons sur la plage qui n’est qu’à 2km de la : la plage est superbe ! Une plage de sable blanc avec des palmiers, cela change des paysages que nous avons depuis 5 jours maintenant. 1ere plage pour ce séjour. Les vagues sont énormes, près de 5m de haut…impressionnant ! La lumière est superbe, le soleil est revenu, avec la pluie et le ciel un peu noir, cela donne des tons très agréables. Nous allons ensuite vers Saint Pierre : ville assez grande, mais lorsque nous arrivons, tous les magasins ferment…juste le temps quand même d’acheter une paire de chaussures Bensimon pour daphné de prendre quelques samossas poulet et fromage pour l’apéro (délicieux !), de prendre un apéritif en terrasse, et nous voilà repartis vers Petite Ile pour manger dans un chinois conseillé par notre hôte : le restaurant le « pousse-pousse »…nous y mangerons des mines, pates chinoises avec des œufs, jambon, poulet e crevettes : super bon !!! Et super copieux… La personne qui nous sert est vraiment très gentille : elle nous offrira l’apéritif, le digestif, …tout ca pour 6 euros par personne…Nous retournons nous coucher. La journée a été variée est très agréable. Nous envisagions la randonnée du volcan demain, mais notre hôte nous annonce une journée pluvieuse sur la plaine du volcan, nous allons donc chercher une autre randonnée, plus vers l’ouest…ce n’est pas ce qui manque…

Vendredi 17 avril : Entre-Deux / Etang Salé

Ce matin il pleut ;-(. La ballade au volcan n’est donc pas au programme…nous nous rabattons vers une promenade à Entre-deux, le grand bassin si le temps le permet. Nous prenons notre petit déjeuner vers 7h30 en compagnie d’un couple venu de la Mayenne. Cela vait 10 jours qu’ils sont sur l’ile, et malheureusement ils ont eu beaucoup de pluie…le petit déjeuner consiste en du pain, confiture, compote, thé ou café ou chocolat, céréales pour les enfants, jus de fruits et clémentines. C’est parfait pour commencer la journée. Nous partons vers 8h15 et nous goutons aux embouteillages dès le départ. Les gens travaillant à saint Pierre nous accompagnent…Il pleut de plus en plus je pense que la ballade risque d’être compromise. Nous arrivons à entre-deux, et allons à l’office de tourisme pour quelques conseils. La ballade du grand bassin est déconseillée comme prévue, car les cours d’eau ont bien monté, et certains passages à gué risquent d’être dangereux. Ils nous orientent vers une petite ballade d’1h, le bassin de Sassa. Nous partons avec nos K-way et nos chaussures de randos sous une pluie assez légère pour l’instant. Le chemin est en fait un suivi d’une petite rivière en marchant uniquement sur les galets un peu glissants. On se croirait dans la jungle…c’est joli mais vraiment très humide, il doit pleuvoir un jour sur 2 ici !!! La ballade se fait tranquillement en une petite heure, sous une pluie légère mais permanente. Nous retrouvons la voiture et partons vers Etang Salé, en espérant que cela se dégage un peu. Malheureusement ce n’est pas le cas, la pluie continue, cesse de temps en temps un quart d’heure ou 2, et reprend. Nous arrivons à Etang Salé, et une belle plage de sable noire s’offre devant nous. Sous la pluie il n’y a effectivement pas grand monde, dommage car sous un beau soleil, celle-ci aurait eu un beau cachet ! Après avoir hésité avec un restaurant, nous prenons finalement un sandwich sur le bord de mer car nous n’avons pas très faim. Nous mettons ensuite nos maillots et allons se balader sur la plage. Les enfants vont se baigner, nous ne mettrons que les pieds dans l’eau…un peu la flegme de se tremper en fait…l’eau est vraiment très bonne ! Nous resterons un moment sur la plage, jusqu’à qu’une averse un peu plus forte que les autres nous fassent partir. Les enfants en ont bien profité, ils sont contents. Nous prévoyons en rentrant de passer par la ‘Saga du rhum’, un musée expliquant le ‘parcours’ du rhum, mais un événement inattendu nous fait changer de programme… Sur la rocade, nous sommes tranquillement derrière un camion, quand nous entendons un grand bruit : nous venons de recevoir un caillou sur le pare brise…dans le coin avant gauche, tout près de la carrosserie. La vitre a un gros impact, avec plusieurs fissures. Cela semble tenir, mais nous appelons quand même le loueur qui nous conseille d’aller à leur agence de saint Pierre, cela tombe bien c’est sur notre chemin… De nouveau dans les embouteillages (ils ne travaillent que jusqu'à 15h30 les Réunionnais !!), nous arrivons chez ITC Tropicar : ils regardent et nous conseillent de changer la voiture, mais comme ils n’en ont pas de dispo, ils nous conseillent d’aller à Saint Gilles (près de notre prochain logement) dès que possible…nous repartons donc, et on verra bien, on va surveiller… Retour à la maison sous la pluie, les enfants se baignent dans la piscine, nous lisons un peu avant de ressortir plus tard pour le diner.

Samedi 18 avril : les tunnels de lave

Hier après-midi nous avions appelé un guide (contact vu sur internet avant de partir) qui amène les gens dans des tunnels de lave. Vu le temps, on se disait que cela pouvait être une bonne idée et surtout une bonne expérience. Coup de chance il pouvait nous prendre dès le lendemain, rdv à 9h sur la coulée de lave de 2007. Nous mettons donc le réveil à 6h50, petit déjeuner à 7h, mais le temps est encore à la pluie…pain au chocolat, céréales, miel, confiture, yaourt ;-), nous prenons un bon petit déjeuner. Je rappelle vers 7h30 Roby, notre guide du jour, pour savoir si la ballade n’est pas annulée. Tout va bien, il maintient la sortie. Nous laissons les valises dans une salle chez nos hôtes et partons direction le sud-est Saint Joseph, Saint Philippe, …nous arrivons sur les lieux à 8h45, sous des trombes d’eau…nous avons un peu peur du résultat…la coulée est impressionnante car toute fumante, le spectacle est magnifique malgré la pluie. Des cascades tombent du volcan (2 jours auparavant il n’y avait rien sur la coulée), vraiment impressionnant ce changement de paysage ! Roby nous rejoint 2min plus tard, et nous attendons 2 autres participants. C’est un ancien militaire parachutiste, qui s’est reconverti dans les volcans depuis près de 5 ans maintenant. Il a déposé le ‘brevet’ de ballade dans les tunnels de lave, et est le seul sur l’ile à offrir cette expédition. Nous partons en voiture, le début de la ballade est à 5min de là, sur la coulée de lave 2001 et 2004, un peu plus vers l’est. Arrivés sur site, nous descendons vers la mer, et tout un coup un trou dans lequel nous descendons : Roby nous équipe alors de casque, lampes frontales, et gants pour ceux qui le souhaitent. L’aventure commence…Nous sommes bien trempés, pour avoir fait quelques 300m sous la pluie pour rejoindre le trou, et puis sous terre, cela dégouline aussi, mais peu importe nous n’avons pas froid, et on sent qu’une belle expérience nous attend ! Dès le début les plafonds sont couverts de ‘tétons’, genre de stalactites qui n’en sont pas en fait, puisque notre guide nous explique que ce sont des projections de lave qui font cet effet là : c’est superbe !! Nous évoluons tantôt debout, tantôt un peu courbé, puis des fois en marchant en canard : heureusement que le casque est la car un manque d’inattention et la tête s’accroche sur le plafond. Il faut se méfier du dos aussi, c’est vite râpé…les appareils photos sont mis à rude épreuve : de l’eau dégouline d’un peu partout, et la mise au point est difficile dans cette obscurité, la lampe de Roby est assez puissante et nous aide pour cela. Nous évoluons dans les tunnels, aux couleurs gris, noirs et de temps en temps de belles couleurs rouge sang, puis des taches de souffre jaune, superbe !!! Sur les côtés, les plafonds, …toutes sortes de figures se présentent à nous et nous pouvons imaginer des ressemblances avec des animaux ou des formes connues. Ainsi nous croiserons un dodo, un requin, un cœur d’un rouge impressionnant, un ‘pluto’, un bateau, … Explication des tunnels de lave



L’éruption a commencé. La lave s’écoule en suivant la ligne de plus forte pente et comble tous les creux du relief (anciennes coulées, ravines...). La coulée devient chenal après refroidissement de ses bords.



Au contact de l’air, c’est au tour de la surface de la coulée de refroidir et de se figer. Mais son cœur, isolé de l’extérieur, reste fluide (déperdition de chaleur estimée à 1° environ par kilomètre parcouru !)



La fin de l’éruption approche, le débit et le niveau de la lave baissent. La combustion des gaz contenus dans la lave dégage une chaleur intense



Eruption terminée. La vidange du tunnel est plus ou moins complète, selon la pente. Selon l’évolution du débit de la lave aussi, des niveaux de remplissage successifs, des banquettes ont pu se former.

De temps en temps, des ouvertures sur dehors, au total 10 ouvertures nous dit-il. Cela permet de ne pas manquer d’air, et de sortir en cas de pépin. Nous sortons au bout de plus de 2 heures, pour re-rentrer un peu plus loin (il pleut toujours) : cette fois c’est un magnifique pilier rouge vif qui nous attend : la couleur est vraiment géniale, les photos fusent…nous ressortons un peu plus loin, la randonnée est terminée, nous avons passé plus de 2h30 dans les tunnels de lave, expérience super ! Nous arrivons à la voiture trempés de chez trempés…heureusement une tenue de rechange nous attend chacun dans la voiture, cela fait du bien de se mettre un peu au sec. Nous décidons de manger tous ensemble, nous retournons pour cela vers Saint Philippe, et nous arrêtons au ‘restaurant des laves’, où Roby a ses habitudes. Sur le trajet, nous passons de nouveau devant la coulée de lave de 2007, et ne pouvons nous empêcher de nous arrêter prendre quelques photos : le paysage est vraiment différent d’il y a 3 jours, avec la formation d’un petit torrent sur la coulée de lave : le contraste entre l’écume et a pierre noire est vraiment chouette. La fumée en plus autour donne une atmosphère étrange au lieu. Philippe, Daphné et moi commandons un carry porc chouchou, et Jérémy un poulet frit frites…c’est excellent !! Roby nous raconte un peu ses sorties, sa passion, …il nous conseille sur quelques randonnées à effectuer sur l’île. Je demande à Roby où il me conseille d’acheter de la vanille, il me dit qu’il me montrera sur le chemin du retour (il part vers Cilaos, et nous vers petite île, même direction donc). Nous repartons vers 14h, et comme promis, il m’indique le petit ‘bouiboui’ pour acheter mes gousses de vanille. Nos chemins se séparent donc ici, merci Roby, nous avons passé un excellent moment, expérience unique et inoubliable, nous avons hâte de voir les photos, en espérant que celles-ci ne soient pas trop sombres. Je prends une trentaine de gousses de vanille à un réunionnais très sympathique qui nous explique que tous ses clients sont très satisfaits de leurs gousses…, et nous repartons vers petit île chercher nos valises (il pleut toujours). Nous arrivons vers 15h15 à la chambre d’hôtes, arrêt de 5min pour raconter notre périple, et charger la voiture, et nous repartons vers Saint Leu cette fois. A mesure que nous avançons, la pluie cesse, et le soleil apparait, cela fait du bien !!! Quel bonheur. Nous arrivons à Saint Leu un peu avant 16h, notre gite nous attend : petite résidence de 6 gites avec une piscine. Nous avons un duplex avec un grand lit en haut et 2 lits en bas. Une terrasse extérieure donnant sur la piscine qui n’est qu’à ¾ mètres, très sympa. A peine les valises posées, les enfants se précipitent dans la piscine, et n’en sortiront que vers 17h30…Philippe et moi allons faire quelques courses au super U qui n’est pas très loin du gite. Nous rentrons, faisons un petit plongeon dans la piscine avant de prendre une bonne douche, et de lire un peu sur la terrasse. Sans oublier le ponch ananas ;-)) Le diner sera une simple salade, quelques fruits et yaourts. Puis dodo après une journée riche en émotions…

Dimanche 19 avril : ballade de la glacière depuis le piton Maïdo

Ce matin nous optons pour une ballade de 4h aller retour, partant depuis le piton Maïdo et allant jusqu’à la Glacière (puits où l’on stockait jadis la glace ramassée à la surface des bassins). Nous nous réveillons vers 7h00 pour voir que le ciel est bien bleu et le soleil est de retour ;-))) Nous partons donc direction Saint Gilles, puis Saint Gilles les hauts. La route est dégagée, nous sommes dimanche pas d’embouteillages aujourd’hui… Arrivée au village ‘Guillaume’, il nous reste 14km de lacets à avaler…cela tourne et grimpe, nous allons passer de 500m à 2200m d’altitude. Oups. Finalement cela passe bien, personne n’est malade…nous arrivons au piton Maïdo avec un temps complètement dégagé !! il faut en profiter pour prendre des photos, car généralement à partir de 10h/11h le brouillard commence à venir recouvrir le paysage. C’est magnifique, nous avons une vue exceptionnelle sur le cirque de Mafate (cirque inaccessible en voiture, seulement à pieds ou par hélicoptère). Quelques hélicoptères et avions survolent d’ailleurs le site, cela doit être magnifique depuis là haut aussi ! Seul petit inconvénient, nous sommes assaillis par des nuées de petites bestioles, genre moustique mais qui heureusement ne piquent pas !! Après quelques photos, nous empruntons notre itinéraire qui doit nous mener en 2h à la Glacière. Le chemin est un large chemin caillouteux qui remonte doucement dans la lande riche en bruyères, fleurs jaunes, tamarins et fougères. La chaleur est intense, et les montées se font difficilement, le soleil tape dur ! Le brouillard commence à montée depuis le bas de l’île et nous ne voyons déjà plus la mer depuis là haut…dommage… Après plus d’1h30 de marche (et une petite pause banane), nous arrivons sur la Glacière : ainsi nommée car dans les années 1800, les hommes trouvaient de la glace dans cette grotte et ces puits (difficile à imaginer aujourd’hui avec cette chaleur !!). Nous sommes un peu déçus par le site, car mis à part la grotte, il n’y a pas de vue particulière, mais ce n’est pas grave, nous repartons sur le chemin, et à une intersection un peu avant nous avions vu qu’il y avait une indication ‘sentier du bord’, qui à notre avis doit longer la crête le long du cirque de Mafate. Nous décidons de prendre ce chemin pour le retour : le brouillard s’étant levé nous n’avons malheureusement pas la vue sur le cirque, mais le chemin est très sympa : étroit et varié, avec de nombreuses plantes le long de celui-ci. Nous nous arrêtons vers 12h30 pour manger : pain, jambon, fromage, cela fait du bien, car nous avons bien marché finalement ! Nous sommes embêtés de nouveau par ces bestioles… dès que l’on s’arrête, elles se précipitent sur nous, c’est un peu pénible…même si elles ne piquent pas, cela agace un peu…nous ne nous attardons pas donc, et repartons sur notre chemin. Quelques montées nous attendent, mais le retour est tout de même plus facile que l’aller : bien que la descente dans les cailloux ne soit pas toujours aisée, il faut faire attention où l’on pose les pieds… Vers 14h nous sommes de retour au parking, nous nous empressons de mettre nos tongs (toujours un plaisir après une bonne marche d’aérer les doigts de pieds ;-) ), et cette fois c’est direction la plage ! Lors du retour le brouillard s’est amplifié, nous avons même le droit à quelques gouttes de pluie : nous commençons à nous demander s’il fait beau sur le littoral…il a fallu attendre d’être à quelques 400m d’altitude pour voir nettement le nuage gris s’arrêter et laisser place à un ciel bleu étonnant : c’est vraiment impressionnant ce contraste dans le ciel… Nous prenons la direction de la plage de l’Hermitage, cette plage est bordée de filaos et de cocotiers. La mer offre une belle palette allant du bleu cristallin au vert transparent, et au loin la barrière de corail permet de pouvoir se baigner dans un endroit protégé des vagues (et des requins !). Nous avons un peu de mal à trouver une place de parking, on est dimanche et tous les locaux ont du se donner rdv sur la plage… A peine installé, Philippe sort son masque et son tuba et le voilà dans l’eau à observer les poissons ! L’eau est transparente. Nous n’oublions pas de nous tartiner de crème solaire : nous avons déjà la marque de notre t-shirt tellement le soleil tapé ce matin sur notre balade, magnifique ! Nous trouvons une petite glace (Daphné trouvera même de quoi s’acheter un bracelet, un short et un t-shirt à quelques vendeurs qui se trouvent sur le bord de la plage). Nous resterons sur le sable jusqu’à 17h30 environ et nous retournons ensuite vers notre gite (quelques embouteillages surement dû au retour de week-end des locaux). La soirée sera tranquille, avec un diner sur notre terrasse, un peu de lecture et écritures de cartes postales pour les uns et les autres.

Lundi 20 avril : Dos d’âne, pic de la roche verre bouteille

Lever 7h ce matin, pas un nuage dans le ciel, le soleil est là ;-)) Nous avons décidé de partir vers la rivière des Galets pour faire une randonnée annoncée pour 2h, mais prolongeable sur une crête ensuite. 7h50 nous démarrons de Saint Leu. La route semble dégagée, nous avions un peu peur des embouteillages…mais ils nous rattrapent vite car arrivés vers Saint Paul nous sommes à l’arrêt !! Nous mettrons 1h pour faire 1km…aie aie aie ! Ca valait le coup de se lever tôt tiens ! Arrivés à la rivière des Galets, il nous reste 1(km de lacets à effectuer pour rejoindre la ville de Dos d’âne : Philippe trouve que les lacets sont interminables…il n’en peut plus…les embouteillages l’ont légèrement énervés !! Ca y est nous arrivons au parking du départ de la randonnée. Quelques voitures y sont déjà présentes, le temps de mettre nos chaussures et nous partons sur le chemin à 10h. Le sentier commence par quelques marches taillées dans la pierre, et le tout est vraiment raide : nous allons monter comme cela pendant près de 30min, sous le soleil brûlant, c’est épuisant ! Nous guettons les araignées : en effet, coincées entre 2 arbustes des énormes araignées tissent leur toile, elles font bien 10cm de taille !!, des ‘bibs’, nom local ! Nous avons une très belle vue sur la baie de Saint Paul qui est bien dégagée à cette heure là. Sur la droite la vue sur le cirque de Mafate est somptueuse !! Plus de 1000m de dénivelés (parfois impressionnant car le chemin emprunté est étroit). Le ‘Gros Morne’ domine le cirque, bordé à l’ouest par le rempart du grand Bénare (ballade que nous avons effectué hier en partie pour arriver à la Glacière). On remarque en bas quelques petites cases en tôle, signe de la présence humaine. Nous arrivons à la roche Verre Bouteille (en forme de verre et bouteille apparemment, mais nous n’avons pas bien vu…). Au lieu de continuer sur la droite pour revenir au parking, nous prolongeons un peu le chemin vers la Roche Ecrite. Le sentier devient de plus en plus étroit et impressionnant : d’un coté la vue sur la ville de dos d’âne et la baie de Saint-Paul au fond, de l’autre le cirque de Mafate et ses falaises abruptes…les araignées continuent de nous impressionner, c’est à celui qui trouvera la plus grosse pour la photo ! Vers 11h, nous décidons de faire demi-tour et d’emprunter le reste de la boucle. Le cirque est un peu à l’ombre maintenant, mais toujours impressionnant. Nous entendons régulièrement des bruits d’hélicoptère et essayons de les localiser, ce qui n’est pas toujours chose aisée. Le sentier décrit quelques lacets, puis 4 échelles métalliques scellées dans la roche sont à descendre. Nous arrivons sur le kiosque de Cap Noir, point de vue sur Mafate. De là, en à peu près 15min nous rejoignons le parking, il est midi 15 environ. Nous sommes ravis de cette ballade, beaux points de vue tout du long sur le cirque de Mafate et la baie de saint Paul, vue bien dégagée et sentier très agréable, bien que très crevant dans sa première partie (très raide !). Nous reprenons la voiture et décidons d’aller sur une plage : aujourd’hui cela sera Boucan-Canot (prononcez ‘Canotte’), présenté comme le Saint-Tropez de la Réunion d’après notre guide. Nous trouvons facilement à nous garer, puis s’installons dans un snack pour manger un tit truc : sandwich gratiné aux bouchons (bouchée vapeur, spécialité de l’île) pour Maman, et des sandwiches américain (sandwich avec des frites !!) pour les 3 autres…avec une bonne boisson fraîche cela nous fait du bien après cette bonne ballade ! Nous nous installons ensuite sur la plage juste en face : sable fin blanc, des filaos pour se protéger du soleil (qui tape à cette heure ci !), une mer transparente ! Tout pour plaire. A l’extrémité de la plage, se trouve un bassin dans la roche, et à l’abri des courants : les enfants seront ravis de cet endroit, où de nombreux poissons ont trouvé refuge, et l’eau y est encore plus chaude ! Dans l’eau, le nombre de poissons est impressionnants : des petits, des gros, des rayés…c’est super chouette ! Une faune marine multicolore. Le soleil tape dur, mais après 1h, il disparaitra derrière les nuages, cependant la température restera très agréable, et chacun pourra lire sur la serviette après une bonne baignade ! Nous resterons sur la plage jusqu'à 17h30, repos bien agréable. Nous retournons vers la maison, avec un petit arrêt chez Super U pour quelques courses. Nous souhaitions un restaurant pour ce soir, mais ‘LE’ resto que nous trouvons ne nous inspire pas plus que cela, finalement nous commanderons des pizzas… De retour à la maison, Jérémy, Daphné et moi-même faisons notre petit plongeon dans la piscine avant de prendre une bonne douche : bien agréable ce bain nocturne (hé oui ici il fait nuit à 18h). La température de la piscine est de 22/23°, un peu fraîche mais agréable à cette heure-ci. Apéritif, pizza, et dodo…pour finir une belle journée !

Mardi 21 avril : le volcan !

Ce matin nous avions prévu une randonnée à la cascade du bras rouge dans le cirque de Cilaos. Nous avions décidé de partir tôt, et donc le réveil est mis à 6h30. Nous nous levons (assez facilement ma foi), réveillons les enfants et voyons que le temps est au beau ! Après un bon petit déj, nous partons vers 7h15. Au fur et à mesure de la route (on descend vers le sud), nous voyons que le temps est vraiment dégagé ! Pas un nuage dans le ciel, décision est donc prise de changer de programme et de partir sur le volcan ! A Saint Pierre nous prenons donc la direction de la ville Le Tampon, puis montons dans la Plaine des Cafres, direction Boug Murat où la route forestière du volcan débute. Le temps est toujours au beau fixe, nous sommes confiants. Les panneaux ‘route du volcan’ indique la route. Nous traversons tout d’abord un paysage de prairies vallonnées, où paissent des troupeaux de bovins, l’herbe semble vert fluo, c’est marrant. Nous arrivons ensuite sur un décor moins verdoyant fait de sorte de bruyères (brandes) et de roches. Au bout d’environ 30min, nous atteignons le pas des Sables, où l’on découvre un paysage rougeâtre et minéral de la Plaine des Sables, effrondée il y a 40 000 ans. Cela fait un peu paysage lunaire, on s’arrête faire quelques photos. La route continue ensuite, moins bonne, car de nombreux nids de poule se trouvent là. Environ 10/15min plus tard le parking est en vue, en bordure de l’enclos. Le temps est toujours magnifique, nous ne regrettons pas d’avoir changé notre programme. Nous mettons nos chaussures de randonnées, et c’est parti pour atteindre le cratère du volcan. Nous sommes au pas de Bellecombe, qui surplombe le volcan. Nous allons descendre dans l’enclos Fouqué. C’est un escalier de 500 marches (nous les avons comptées au retour…), qu’il faut prendre. C’est facile à descendre…nous verrons au retour. Nous arrivons en bas assez rapidement, et atteignons le Formica Léo (fourmi-lion, du nom de ces insectes dont les larves creusent des trous dans le sable pour attraper leur proie) : cône atypique, de type strombolien, qui est formé par une accumulation de scories ocre et rouge. Il ressort bien sur le fond noir, c’est impressionnant, il n’est pas haut, nous montons dessus pour quelques photos. Nous marchons ensuite vers le volcan, la marche est d’abord assez plate, sur des coulées de lave qui ressemble à des drapées, ou des cordes (un peu comme de la peau d’éléphant…). Au bout de 30/40min environ, nous arrivons à la chapelle Rosemond : cumulus de lave en partie effondré. Là le chemin commence à prendre de la pente, et nous avançons beaucoup plus doucement maintenant. Nous voyons au dessus de nous de nombreuses personnes en train de gravir le volcan. Des traces blanches tous les mètres quasiment nous indiquent le chemin à prendre (en cas de brouillard cela est vraiment utile). Le soleil est toujours avec nous, et la montée est difficile, le relief se fait important ! Le panneau indique maintenant le cratère à 1h de marche : nous marchons à notre rythme, tranquillement mais surement, en essayant d’être régulier. Daphné est un peu derrière, mais malgré tout elle monte bien à son rythme. Nous arrivons finalement au cratère Bory (2632 m) : un grand trou béant, aux couleurs rouges et noirs, impressionnant. La vue sur le rempart et le formica Léo est amusante, ce dernier paraît vraiment tout petit vue d’ici. Nous avons de la chance de voir tout cela encore sous le soleil, c’est superbe ! Après quelques photos, nous continuons en contournant le cratère vers la gauche, et rejoignons ainsi le cratère Dolomieu : étrangement très peu de gens continue la ballade, et font demi tour dès le premier cratère, dommage car celui-ci est encore plus impressionnant : grand trou béant, aux couleurs rouge, noir, jaune, avec quelques fumées qui s’en échappent. Nous ne nous approchons pas trop près du bord, car cela effraie un peu : il y a de grosses failles béantes, qu’on imagine bien s’écrouler…puis tout à coup nous entendons un bruit bizarre, comme un ‘glougloutement’ : cela fait vraiment peur. Philippe est persuadé que ce en sont que des éboulis, mais le bruit est vraiment différent de pierres qui tombent…c’est plutôt proche d’un liquide…au bout d’une à 2 min, cela s’arrête… Nous continuons un peu de nous promener sur le bord, c’est vraiment impressionnant : de belles pierres tout autour de nous, rouges, noires, argentées, …nous en ramassons quelques exemplaires. Nous prenons ensuite le chemin du retour, et retrouvons nos traces blanches. La descente est bien évidemment plus facile, mais les genoux sont mis à dur épreuve. Au bout de 30min de descente environ, nous nous arrêtons pour pique niquer. Sandwich, fromage, pat, jambon, du classique… Après un bon arrêt (nous cuisons carrément sous le soleil !), nous repartons vers le Formica Léo. Nous ne pouvons nous empêcher de refaire quelques photos sous le soleil ;-) Il va falloir maintenant attaquer la montée du fameux escalier : nous montons tranquillement. Il nous faudra finalement 11min pour atteindre le Pas de Bellecombe (nous pensions un peu plus, finalement cela passe vite). Nous avons fait en tout 10km, 4h08 de marche + arrêts boissons et piquenique, près de 5h de randonnée au globale, belle sortie ! Le soleil est toujours là, mais le brouillard commence à descendre dans l’enclos. Nous envisageons de redescendre vers la plage de Saint Leu pour finir la journée. Arrivés au Tampon, la pluie se met à tomber assez forte, nous ne sommes plus très surs d’aller se bronzer sur la plage…mais finalement, comme hier, le soleil se dégage aussitôt arrivés sur le littoral, c’est vraiment impressionnant ces micros climats !!! Nous pensons trouver une plage à Saint Leu, mais cela ne nous inspire pas…nous allons finalement au bord de notre piscine (sans oublier de passer à la boulangerie prendre un petit gouter ;-) ). Nous finirons l’après-midi au bord de la piscine tranquillement, repos bien mérité après cette belle randonnée. Pour le diner nous finissons les pizzas commandées … Mercredi 22 avril : plage et plage ;-) ! Après de belles randonnées, nous décidons aujourd’hui de nous octroyer une journée farniente : plage ! Direction Saint Gilles les Bains, et plus particulièrement la plage de saline les Bains. Un peu plus au sud de Saint Gilles, et à l’ombre des Filaos, nous trouvons une plage avec toujours la barrière de corail au large : personne sur la plage, nous nous installons là et passons 2h tranquillement. Palme et tubas de rigueur, nous explorons la mer pour notre plus grand plaisir. De nombreux poissons sont là, le soleil tape fort ce matin ! Vers midi, nous repartons vers Saint Gilles pour trouver à manger. Nous nous arrêterons ‘chez Francis’ sur le bord de la plage de l’Hermitage : sandwich américain pour Daphné et Philippe, panini pour Jérémy et Carry boucané (ben oui, faut bien tester la nourriture locale !) pour maman ;-) Nous allons manger sur la plage, un peu à l’ombre. Nous trouvons un coin sympa et resterons donc là quelques temps l’après-midi. Après notre repas, rebelote, les palmes, tubas et masque ressortent : et là, grosse surprise, les poissons sont encore plus nombreux que la plage précédente ! De toutes tailles et de toutes couleurs, c’est impressionnant ! Philippe et moi verrons un scalaire énorme, rayé noir et jaune, vraiment extraordinaire ! Ce sont les plus beaux fonds marins que nous ayons vu pendant ce séjour, vraiment sympa ! Vers 15h nous décidons de quitter la plage (les coups de soleil commencent à se sentir…), et faisons une petite visite au jardin d’Eden : c’est un jardin botanique où l’o, peut observer quantité de plantes. Nous observerons les différentes plantes (médicinales, aromatiques, ..), les cactées, les bambous, … nous croiserons aussi un caméléon pour notre plus grand plaisir, de couleur orange. Après près d’1h dans ce jardin, nous regagnons notre gite, pour quelques plongeons dans la piscine. Pour notre diner, petite salade, pas très compliquée…les restos ne pullulent pas dans la région, et puis un peu la flegme de ressortir le soir…nous ferons cela vendredi, pour le dernier soir.

!!!Jeudi 23 avril : Cilaos, mais finalement non….

Jeudi matin, nous mettons notre réveil à 6h30, et souhaitons aller faire une ballade à Cilaos, la cascade du Bras rouge. Il a plut beaucoup depuis hier soir, des trombes d’eau une bonne partie de la nuit. Ce matin cela s’est arrêté, et le ciel semble dégagé, tout au moins la partie vers le nord. Nous partons après le petit déjeuner, et le temps s’assombrit. Vers Saint Louis le ciel est chargé, nous décidons donc de ne pas monter sur Cilaos (route aux 400 tournants…) : cela semble bien chargé, et il serait dommage de faire 2h de voiture pour n’avoir que de la pluie à l’arrivée. Nous tournons donc un peu avant, et montons vers les Makes : village situé à 1000m de hauteur, d’où part une ballade dans la forêt. Nous nous dirigeons vers la Fenêtre, route forestière qui monte depuis le village des Makes, et qui débouche sur une vue exceptionnelle de Cilaos, lorsque le cirque est dégagé…aujourd’hui la vue n’est pas top, il ne pleut plus, mais le brouillard est bien présent. Dommage le soleil n’est pas très loin, en restant quelques minutes, nous apercevons quelques vues éparses du cirque, le brouillard se fait moindre mais réapparait ensuite quelques minutes plus tard. Nous décidons d’emprunter le chemin en direction du piton Mapou : chemin forestier, très gadouilleux, à travers la forêt : le chemin est sympa, mais monte assez raide, il fait chaud finalement bien que le ciel soit couvert. Nous monterons ainsi pendant plus d’une heure, sans avoir de vue sur Cilaos puisque le brouillard est toujours présent, dommage ! Petite pause banane au bout d’1h, puis nous décidons de redescendre : la descente est ‘périlleuse’, le chemin est en effet très glissant, on manque tous de tomber… Finalement seule Daphné mettra les mains dans la boue pour se retenir d’une belle chute ;-) Nous revenons à la voiture vers 11h15, et redescendons vers Saint Louis. Sur le retour, nous faisons une petite pause au ‘souffleur’ : «Situé sur le littoral de la commune de Saint-Leu, à La Réunion, Le Souffleur est une curiosité naturelle qui ne manque pas d'attirer les touristes. Sous les coups répétés de la houle, un violent jet d'embruns monte dans les airs jusqu'à plusieurs mètres. Une particularité du littoral magmatique est à l'origine de ce phénomène. En effet, il forme à cet endroit une grotte sous-marine terminée par une petite ouverture. L'eau qui s'engouffre dans la cavité met sous pression l'air présent dans celle ci qui s'échappe par l'ouverture finale, emportant avec lui une multitude de gouttes d'eau. » Le jet d’eau est impressionnant, plusieurs mètres de hauteur, cela nous amuse ! (nous étions passés hier, mais le vent n’était pas présent et donc le jet était bien inférieur à celui d’aujourd’hui). Nous souhaitons finir la journée sur la plage : nous allons vers la plage de l’Hermitage à Saint Gilles les Bains. Petit pique nique sur le bord de mer, et nous nous installons : il y a depuis la fin de matinée un vent terrible ! Le sable vole, les palmiers ‘dansent’, c’est incroyable comment cela souffle : au bout de 5min, nous nous apercevons que rester sur la plage n’est pas possible : le sable fouette, les serviettes volent, le plaisir s’estompe un peu dans ces conditions…nous décidons donc de ne pas rester sur la plage et de retourner au gite pour profiter de la piscine. Sur le retour, à l’entrée de Saint Leu, les véliplanchistes et les kite surfeurs semblent se régaler, impressionnant ! Les vagues tapent sur les rochers avec une grande force. Nous arrivons au gite vers 15h45, et finissons l’après-midi autour de la piscine : le vent est toujours terrible, mais ici pas de sable. Pour le diner, poulet grillé et salade…sans oublié le petit rosé pour l’apéro ;-) Demain est notre dernier jour sur l’île, et c’est aussi le jour du marché à Saint Paul, cela sera notre programme avec surement un peu de plage pour finir en beauté ce séjour ;-)

Vendredi 24 avril : Marché de Saint-Paul